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Le guide des kebabs d'Ile-de-France et d'ailleurs

Turquie

Restaurant Karadeniz Döner, « le kebab aux frites maison » (2,50€) Note 4,5/5

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Mumcu Bakkal Sok. N°6, Beşiktaş, Istanbul, Turquie.

Test de « LaGourmande » : Il est midi, sortie des bureaux : tout le quartier se précipite dans ce kebab. Je me suis dit qu’il devait y avoir une bonne raison…

Le sandwich : Le Pain est grand. C’est tant mieux, vu la quantité de viande qu’il doit accueillir. La pâte est moins levée qu’en France, le pain est plus plat, ce qui fait qu’on consacre tout son appétit à la viande, et c’est très bien.

La viande. Une broche gigantesque sur laquelle tourne un mélange veau-boeuf fait maison tous les matins. Le chef Asim, un vrai pro, découpe chaque sandwich avec le couteau spécial, et on sent quarante ans d’expérience. Bien grillée, le moins qu’on puisse dire c’est que la quantité est là. Le sandwich, gonflé comme un ballon de rugby, déborde de lamelles juteuses, y’a quasiment à manger pour deux.

Les frites sont faites maison, fraîches, super goût de patates. Grassouillettes comme toutes les frites turques, un peu plus molles que croustillantes, mais elles font bien le boulot.

L’ambiance : à l’intérieur, c’est un kebab classique : formica, chaises rouges, télé et c’est plein à craquer. Les voisins entament la conversation avec vous à peine assis. Dehors, où l’on sert les sandwiches à emporter, ça tient de la révolution populaire et de la distribution gratuite : messieurs en costard, ouvriers du coin, nanas sorties des bureaux, on se presse pour un déjeuner copieux, goûteux et pas cher.

Attention : Le kebab n’est ouvert qu’au déjeuner ! Le soir, allez au Restaurant Hocapasa

 

Restaurant Hocapasa Kasap Osman, « le grec à la viande divine » (3,00€) Note 5/5

kebab hocapasakebab

Hocapaşa Sok. N°22, Sirkeci (Sultanahmet), Istanbul, Turquie.

Je passe deux mois par an à Istanbul. Je sortais du musée, j’avais les crocs. Je tombe sur cette rue charmante constellée de bonnes petites adresses. J’ai suivi le camion du boucher…

Le sandwich : La vérité ? La vérité, c’est que j’ai complètement oublié le goût du pain, tellement la viande est sublime. S’il n’était pas bon, ou trop petit, je m’en serais souvenu.

La viande, une fois installée sur sa broche, 50% veau, 50% boeuf, puis rôtie, est savamment tranchée par le chef Osman, un ancien boucher. Il travaille au couteau, pas de tondeuse ici. L’une des trois ou quatre meilleures viandes rôties que j’ai mangées à Istanbul. Super goût, une cuisson parfaite, la texture idéale, servie en abondance. Je suis super difficile, mais j’ai trouvé mon sandwich irréprochable

Les frites sont fraîches, faites maison. Huileuses comme de coutume, elles ont un vrai goût de pomme de terre. La portion n’est pas gigantesque et c’est tant mieux parce qu’on garde de la place pour la viande.

L’ambiance : Un vrai restaurant, plus calme et un peu plus chic qu’un grec classique : pas de formica, pas de néons, pas de télé. Il perche dans une rue absolument ravissante couverte de fleurs et d’arbres, avec une petite mosquée. Grande terrasse en angle. Les toilettes, à l’étage, sont d’une propreté digne d’une pub pour détergents.

J’étais attablée à la terrasse en face quand un camion de livraison se gare au coin. Les types déchargent les carcasses entières : veau, boeuf. Je me dis, ça c’est pas un restaurant d’amateurs, il faut un vrai boucher pour confectionner une broche à partir d’une carcasse. Les livreurs accrochent les carcasses à des crocs de boucher qui pendent devant la façade, ils appellent, et… La carcasse s’élève dans les airs ! Un étage plus haut, la boucherie réceptionne la bestiole.

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